e-critures.org
presque un an après la dernière entrée de Xavier Malbreil, je vous salue
e-critures ne suit pas la mode
donc, va rester
d'
accord?
Aujourd'hui, c'est dimanche
Dernier jour de mon blog.
Le dimanche, c'est famille, amis, bon repas. J'ai préparé trois desserts : une charlotte aux arbouses (avec couverture de mandarines confites) ; une crème anglaise ; et un gâteau à l'ananas. Comme ce sont mes desserts qui sont les plus appréciés, alors allons-y!
Mais un dimanche ne serait pas un vrai et bon dimanche sans faire un tour à la brocante.
Et voilà, c'est tout, fin de mon blog, en attenant le sivant...
xm

Arbousier
Finies les tranchées, vivent les arbousiers!
Aujourd'hui, finies les tranchées!
Au risque de lasser les urbains, qui entreprennent rarement ce genre de travaux de plein air, je pose une pierre pour ce jour, où j'ai fini de creuser mes tranchées (une vingtaine de mètres quand même), puis recouvert l'adduction d'eau.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, je me suis régalé d'arbouses, les délicieux fruits de l'arbousier, que beaucoup négligent. Ces petites boules rouges, qui arrivent à maturité en fin de saison, et que les méditéranéens connaissent bien, sont délicieuses, pleines de vitamine C et ne coûtent pas un rond.
Alors hop! le saisonnier au fond de sa tranchée s'en régale.
Bye,
xm

Reflets

http://polyptique.maisonpop.fr/
Sur Polyptique
Sur Polyptique,
http://polyptique.maisonpop.fr/ , oeuvre de Véronique Muller et Frédéric Madre, je ferai remarquer aussi comme certaines oeuvres sont plus que d'autres étroitement - et je dirai même plus consubstantiellement - dépendantes non seulement d'un format - ie : format "oeuvre en ligne", puisqu'il est évident que Polyptique n'est pas viable sur format fermé, genre CD-Rom - mais encore de la dernièrement ouverture des réseaux au haut débit . Polyptique, avec un modem 56k n'est tout simplement pas regardable, étant donné le nombre et le poids des images.
Ainsi le net-art avance en suivant de façon très étroire les offres commerciales des fournisseurs de ligne, mais ce n'est pas une nouveauté. Antoine Schmitt(
http://www.gratin.org/as/) faisait remarquer comme un temps lesartistes avaient pu être "en retard" par rapport à la technique, et aux techniciens.
S'agit-il vraiment de ça? Je pense également à une question posée par une étudiante en BX arts, qui se(me) demandait ce qui pouvait distinguer des travaux très léchés de supertechniciens du web, avec des travaux d'artistes.
Les artistes se servent des outils entre leurs mains, mais peuvent-ils être en retard, ou en avance, par rapport à ces outils? S'ils n'existent pas, ces outils, on voit avec Man Ray que les artistes peuvent aussi les concevoir (le Rayographe). Il n'y a donc pas d'avance ou de retard, au sens où l'évolution des techniques pourrait dévaluer toute une production artistique parce que celle-ci ne tiendrait pas compte de l'existant - ou inversement justifier une oeuvre par l'invention d'un procédé technique. Faire une oeuvre en ASCII, aujourd'hui, aurait toujours un sens, même s'il ne serait plus du tout le même que celui voulu par Vuk Cosic. En ce sens, il n'y a pas d'avance ou de retard, il y a simplement une intentionnalité - etc'est ce qui fait aussi pour moi toute la différence entre un supertechnicien et un artiste.
Pour revenir à Polyptique, on peut dire que l'intentionnalité de VéroniqueMuller et de Frédéric Madre est synchrone avec l'état présent (novembre2004) de la technique et des offres commerciales. Ce n'est pas ce qui fonde son articité. Ce qui la fonde, c'est la mise en place de protocoles d'échanges entre le lecteur-spectateur-acteur et la base de données de l'oeuvre. Par ce protocole, ils actualisent leur intentionnalité. Par notre réaction, nous validons cette intentionnalité. Sans les participants de l'oeuvre, l'oeuvre n'existerait pas. L'oeuvre nous assigne donc une place, que nous prenons ou pas. C'est par ce jeu d'assignation et de refus-acceptation que l'oeuvre prend corps - et elle prend corps entre les auteurs et nous. Son corps est partagé. L'intentionnalité de Polyptique est là. Elle dépend certes d'un état T des techniques au moment M, mais c'est par ce qu'elle dit des techniques et par la façon dont elle les utilise qu'elle tend vers l'oeuvre.
xm
Essai pour voir du blog
Qu'est-ce qui se passe ici ?

Extrait de "17 morceaux de Nature"
Les oeuvres de "commande"
Ce ne serait pas l'endroit pour faire une "dissertation" (historique, cas célèbres, chefs d'oeuvres du genre, etc...) des oeuvres faites "sur commande", ou pour répondre à un appel à projet, que l'on pourrait également assimiler à une contrainte, puisque libre choix n'est pas laissé à l'auteur, et qu'il doit se conformer à une impulsion, des interdits extérieurs à lui, mais finalement c'est un exercice obligé qui n'est pas sans charme.
Les arts liés à l'internet n'ont d'ailleurs pas tardé à s'engouffrer dans ce créneau, autrefois dévolu aux revues, aux expositions, avec le plus grand bonheur. Comme ce qui coûte le moins cher sur Internet - la vitrine, la surface d'exposition - est ce qui coûte le plus cher ailleurs, on peut s'en donner à coeur joie.
Qu'est-ce qui différenciera alors telle ou telle thématique, appel à projet? Répondre aux appels de Incident (sur le Nu, pour le dernier numéro)? A D'autres?
En attendant, voilà une partie de ma réponse à la proposition de Docks, sur le thème de Nature.
Il s'agit d'un extrait de mes "17 morceaux de Nature". Tout cela pour vous donner envie d'acheter la revue Docks, Papier + DVD, sur le thème de Nature
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/
quand elle sortira.
xm

Un clou
Aujourd'hui, rien, malgré Nicolas Bouvier
Assisté à une réunion d'information : rien.
Le vide de certaines journées est abyssal, et l'envie de ne rien faire, la certitude qu'il n'y a rien à faire et que la pente du pire est la plus certaine finirait vite par submerger toute envie d'entreprendre quoi que ce soit.
Aujourd'hui : rien est quelque chose que je pourrai souvent écrire. Mais on peut l'écrire de bien des façons...
Certains écrivains voudraient se bercer de l'illusion que l'écriture sauve, que l'écriture sauve du rien. J'ai vraiment envie de le dire : rien ne sauve du rien, et surtout pas l'écriture, quelle qu'elle soit, sur papier, sur support numérique, rien ne sauve du rien.
Certains riens, heureusement, ont un peu plus d'allure. Ils peuvent vous faire rire, vous émoustiller. Aujourd'hui, ce n'était pas hélas le cas. Se retrouver dans une réunion d'information sur un sujet lamda, au milieu d'"acteurs sociaux", comme on dit, gens certainement tous bien intentionnés, mais qui portent sur eux, sur leur visage, sur leurs vêtements, la fatigue du social - la faillite de l'action sociale - et qui n'ont plus pour se raccrocher que quelques souvenirs de principes un peu défraîchis, voilà une désagréable expérience du rien. Un rien harassé, fourbu, un rien usé, pour tout dire.
Comme je suis en pleine lecture de Nicolas Bouvier, qui fait si bien l'éloge du rien spectaculaire de la route indienne, ce pantomine itinérant, dont chacun est spectateur et acteur, et où chacun se débrouille de la frugalité, je ne peux refermer cette courte évocation du rien sans une note de gaieté. Certains riens, il est vrai, peut-être lointains, peut-être rêvés, sont non seulement plus attirants que d'autres, mais encore vous procurent enthousiasme, envie sinon d'écrire, mais encore de lire.
Surtout, surtout, ne pas penser à ce que sont devenus tous les pays traversés par Nicolas Bouvier, au mitan du 20° siècle, Balkans, Afghanistan, Pakistan, surtout, mais aussi Inde, Japon. Ceux-là ne nous donneront pas le bourdon du rien, mais celui du n'importe quoi apocalyptique.
Remettons-nous vite au chaud dans le rien.
xm

Punaise verte
aujourd'hui dur pour les reins
Rien à voir avec le net-art, la littérature, l'art, mais tout à voir avec ma vie quotidienne, ma journée s'est passée à creuser des tranchées.
Entre deux coups de bêche, je vais voir mes mails, je participe à des oeuvres communes, comme http://polyptique.maisonpop.fr/homepage.php, lancée aujourd'hui en version de test. Ah, le test! Nous y reviendrons : cela semble le premier degré (au sens de marche) de la critique d'art informatique...
Une alliance française semble intéressée par ma visite : un peu de chaud en plein hiver ne serait pas à négliger. Nous verrons cela.
Ce soir, j'ai mal aux reins.
Journée pleine pourtant. Beaucoup de choses accomplies, en plus de la tranchée.
Une photo de punaise vue de face. Les punaises, ça pue, et pourtant, la voir montée sur ses pattes de canasson me la rendrait presque sympathique. Les punaises, quand elles volent, on dirait qu'elle ont cassé une hélice, ou qu'elles perdent de l'huile, ou encore qu'elles vont s'écraser sur votre tête. Les punaises, on devrait les haïr. Mais non. Les punaises ne nous servent à rien, c'est peut-être leur grandeur (même si je n'aime pas ce mot, mais pour l'heure il me semble faire le contraste le plus amusant avec la bestiole en question : grandeur de la punaise, ça sonne aussi faux que pue la punaise).
plein d'annie's
Artificial Neural Networks In Engineering
this is me too
I am sure

this is me